
Les jigs sont largement utilisés non seulement pour la purification du charbon, mais aussi dans la séparation des minéraux lourds, y compris l’or alluvial.
1. Introduction
Dans le cas du charbon, le concentré est représenté par la fraction légère, tandis que dans l’industrie minérale, c’est la fraction lourde qui sert de concentré. Par conséquent, les produits de la séparation par gravité sont désignés comme étant légers ou lourds, s’éloignant des termes traditionnels de concentré ou de stérile.
Le jig typique est une cuve ouverte remplie d’eau, comportant un tamis horizontal positionné près de sa partie supérieure. Les premières conceptions de jigs impliquaient une surface de tamis, ressemblant à un panier qui se déplaçait verticalement à l’intérieur d’un baril ou d’une cuve remplie d’eau, créant ainsi un flux vertical de fluide à travers le lit de particules. À l’époque contemporaine, certains prospecteurs peuvent encore utiliser ce dispositif manuel simple dans des fûts d’eau ou des cours d’eau. Bien que les jigs à tamis mobile soient encore utilisés, la majorité des jigs modernes intègrent un tamis stationnaire et utilisent un flux d’eau pulsé.
Les distinctions entre les différents types de jigs sont liées aux méthodes employées pour générer la pulsation et à la manière dont la fraction lourde est extraite du jig. Le rôle du tamis est de fournir un support au lit de particules, et l’espace en dessous est appelé le ‘hutch’ (la chambre inférieure). Typiquement, la cuve est divisée en deux sections principales : l’une abritant le tamis de support avec le lit de minerai et l’autre responsable de la génération du flux de fluide.
La décharge lourde du jig peut s’effectuer de deux manières : soit en passant à travers le tamis, soit en s’écoulant par-dessus le tamis. Lorsque l’on utilise le jigging à travers le tamis, toutes les particules en entrée sont plus petites que les ouvertures du tamis, leur permettant potentiellement de tomber à travers le tamis et de s’accumuler dans le ‘hutch’.
2. Fonctionnement des Jigs
L’efficacité d’une séparation par jig repose sur divers facteurs, notamment la quantité d’eau ajoutée, la fréquence et l’étendue des mouvements du jig, le taux d’alimentation en matériau et la présence de la couche de ‘ragging’ (matériau de lest).
L’eau peut être introduite dans le jig par-dessus le tamis (eau supérieure) ou sous le tamis (eau de retour ou eau de ‘hutch’). La quantité totale d’eau s’écoulant par-dessus le lit du jig est appelée eau transversale, et elle régit le mouvement horizontal des particules à travers le lit. L’eau de retour atténue l’impact de la phase d’aspiration du cycle, influençant la vitesse de l’eau descendante par rapport à l’eau montante pendant la partie de pulsation de la course.
Le maintien d’un fonctionnement stable nécessite d’aligner le taux d’alimentation avec le taux de décharge de la fraction lourde. Si le taux de décharge des particules lourdes est en retard par rapport à l’arrivée des particules lourdes à la couche de séparation, la couche s’accumulera, entraînant potentiellement la perte de minéraux lourds vers la fraction plus légère. Inversement, si le taux de décharge des lourds, que ce soit à travers le ‘ragging’ ou la porte de décharge, dépasse le taux auquel les particules lourdes se déplacent dans la couche de séparation, certaines particules légères pourraient se retrouver dans la fraction lourde, réduisant sa qualité.
Plusieurs facteurs liés au ‘ragging’ sont cruciaux pour influencer le processus de séparation. Ces facteurs comprennent la taille, la distribution granulométrique, la forme et la densité du matériau de ‘ragging’. L’efficacité de la séparation est affectée par l’interaction de ces caractéristiques.
La profondeur et le poids de la couche de ‘ragging’, associés à une course de pulsation plus courte, créent des conditions où il devient plus difficile pour les particules d’infiltrer le ‘ragging’. Par conséquent, la décharge de la fraction lourde ralentit. Il est essentiel de noter que la taille du matériau de ‘ragging’ est généralement maintenue à environ 3 à 4 fois la taille maximale des particules présentes dans l’alimentation. Ce dimensionnement spécifique assure des performances optimales pour faciliter la séparation des particules.




